Les liens sociaux virtuels modifient-ils ceux de la vie réelle ?

Posté par Lionel Tardy le oct 23, 2009 dans sphère professionnelle |

Impossible de prendre les médias sociaux comme un simple prolongement virtuel de communication. Comprendre leur impact dans la vie quotidienne permettra notamment de pressentir l’influence sociale d’autres innovations.

Les réseaux sociaux et les téléphones portables influencent-ils
la manière dont nous évoluons en société ? Pour faire le point sur cette question,
l’université d’Oxford annonce le lancement d’un projet sur trois ans.
"L’objectif final est de construire un modèle permettant de prédire
l’influence sociale qu’aurait toute introduction d’une nouvelle technologie"
,
explique le Docteur Felix Reed-Tsochas, directeur des Systèmes Complexes à l’InSIS.
Pourquoi s’interroger sur l’impact éventuel dans nos rapports "réels"
d’habitudes numériques ? Parce que le succès des réseaux sociaux en ligne consacre
l’émergence d’un nouveau type de contact, explique Martin Dacos, chercheur à
l’EHESS, à L’Atelier. "Les ‘amis’ sur Facebook constituent
rarement des amis au sens où on l’entend habituellement"
, explique-t-il.

Une influence dores et déjà perceptible

Il serait pourtant faux de les déprécier, c’est un type de
relations totalement nouveau. Si les liens qui s’y construisent sont rarement
purement virtuels, la proximité physique perd son caractère primordial. Selon lui,
l’identité numérique va prendre une importance croissante. "Il est prouvé
que la limite maximum du nombre de contact que peut gérer un individu s’élève à
150 personnes"
, note ainsi Felix Reed-Tsochas. "Il n’est pourtant
pas rare de voir des internautes cumuler plus de mille contacts sur Facebook"
.
Autre débat auquel cette étude permettra d’apporter un peu de clarté : le rôle de
ces nouveaux réseaux dans l’exclusion sociale. "Le numérique crée une
fracture importante qui se retrouve dans les réseaux soci
aux", confirme Marin
Dacos. "Mais il faut aussi considérer l’existence des réseaux liés à
l’Internet mobile qui se développent très bien"
. Et notamment dans les
pays émergents.

Des disciplines très diverses impliquées dans le projet

Pour mener leur étude, les chercheurs ont récolté les données
anonymes relatives aux appels téléphoniques de sept millions de personnes. Ainsi que
l’évolution minute par minute du nombre d’applications disponibles sur Facebook
"C’est un peu comme regarder le marché financier", explique Felix
Reed-Tsochas. "Cela nous donne une signature de ce qui se passe que l’on peut
ensuite analyser"
. Les résultats proviendront de disciplines très diverses :
sciences informatiques, sciences sociales, psychologie, physique… Il faudra ensuite
essayer de bâtir des modèles à partir de ces observations empiriques. En plus
d’Oxford, des universités finlandaises, polonaises, hongroises et italiennes sont
également impliqués dans le projet qui devrait coûter 2,5 millions d’euros (une
somme financée par la Commission Européenne), le Centre de Complexité de CABDyN, et
l’Intut d’Anthropologies Cognitive et Evolutionnaire (ICEA)

Source : atelier.fr

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1 Commentaire

christiane Sigel
nov 3, 2009 at 9 h 51 min

Bonjour,

je reprends contact avec vous concernant les attaques de loups et vos positions fermes et courageuses à ce sujet.
Lorsque travaillais pour l’Essor savoyard (Aravis) et j’avais publié plusieurs articles sur ce sujet. Etablie dans la Drôme à présent, je suis témoin des toutes récentes attaques de loups sur divers troupeaux de brebis. Grande émotion et écoeurement des éleveurs que je connais personnellement. Grand silence de la presse (la Drôme est AUSSI une région touristique…) Je souhaiterais connaître votre position actuelle et vos intentions de prochaines interventions à ce sujet à l’Assemblée nationale. Merci !

Bien cordialement,
Ch Sigel


 

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